Toute la documentation sur le médicament aacidexam

 

 

aacidexam


Composition:

Dexamethason. natr. phosphas 5 mg corresp. 3,8 mg Dexamethason. — Methyl. parahydroxybenzoas — Propyl. parahydroxybenzoas — Glycerol. — Dinatr. edetas — Natr. hydroxyd. aut Acid. phosphoric. ad pH 7,3 - 7,7 — Aqua pro inject. ad 1 ml.


Propriétés:

Pharmacodynamie.
La dexaméthasone est un glucocorticoïde synthétique (9 α-fluoro- 16 α-méthylprednisolone) principalement utilisé pour ses puissantes propriétés anti-inflammatoires.
L'activité anti-inflammatoire de la dexaméthasone est environ 25 fois supérieure à celle de l'hydrocortisone et 7 fois supérieure à celle de la prednisolone.
La dexaméthasone a surtout une action glucocorticoïde. Elle a une influence très faible sur la rétention hydro-sodée (son effet minéralocorticoïde est ± 100 fois moindre que celui de la désoxycorticostérone). Cette influence ne se manifeste que rarement aux doses thérapeutiques usuelles.
Propriétés anti-inflammatoires.
La dexaméthasone supprime ou prévient le développement de chaleur, la rougeur et le gonflement caractéristiques de l'inflammation.
On ne connaît pas encore avec précision les mécanismes de son action, mais, elle est efficace dans des inflammations d'origines diverses (infectieuse, mécanique, hypersensibilité de type allergique) qu'elle soit administrée par voie topique ou systémique. On remarquera également que son action est essentiellement symptomatique et qu'elle n'inhibe pas le processus fondamental - l'infection, par exemple.
Propriétés endocriniennes.
Comme tous les glucocorticoïdes, la dexaméthasone peut être utilisée dans le traitement de l'insuffisance cortico-surrénale primaire ou secondaire. La plupart du temps, il est nécessaire de lui associer un minéralocorticoïde.
Propriétés métaboliques.
Les glucocorticoïdes stimulent le métabolisme des protéines. Les acides aminés libérés sont transformés en glucose et en glycogène au niveau du foie via le processus de néoglucogenèse. L'absorption du glucose au niveau des tissus périphériques diminue, ce qui peut provoquer une hyperglycémie et une glycosurie, surtout chez les patients prédisposés au diabète.
Les glucocorticoïdes ont une action lipolytique. Cette lipolyse se manifeste principalement au niveau des membres. Ils ont également une action lipogène qui se manifeste au niveau du tronc, du cou et de la tête. Il en résulte donc une redistribution de la masse adipeuse.
Propriétés immunosuppressives.
Les corticostéroïdes inhibent les processus de défense immunologiques puisqu'ils diminuent la production d'anticorps en agissant sur le tissu lymphoïde. (Cela se traduit entre autres par une diminution des lymphocytes plasmatiques et du tissu lymphoïde).
Pharmacocinétique.
Après administration d'Aacidexam injectable, la dexaméthasone phosphate sodique est rapidement hydrolisée en dexaméthasone.
La dexaméthasone est à 68 % liée aux protéines plasmatiques.
Sa demi-vie plasmatique est d'environ 200 minutes chez l'homme et de 140 minutes chez la femme. Cette différence s'explique par les volumes de distribution différents. Pour les deux sexes, la clairance plasmatique totale est de 3,7 ml/min/kg. La demi-vie biologique est de 36 - 54 heures.
Les corticostéroïdes sont principalement métabolisés au niveau du foie, bien qu'il y ait également une certaine métabolisation rénale. La plupart des métabolites de la dexaméthasone semblent être des dérivés bipolaires non-conjugués dont on ne connaît pas encore précisément la structure. 2,6 % du produit sont excrétés dans l'urine sous forme inchangée.
Après administration locale, par exemple en sous-cutané, en intra-articulaire et péri-articulaire, une certaine absorption dans la circulation systémique est toujours possible.
Il n'existe pas de rapport direct entre les concentrations plasmatiques et l'effet thérapeutique parce que l'action glucocorticoïde ne se manifeste qu' après la synthèse des protéines (entre autres, des enzymes) dans les tissus sensibles.


 

 


Indications:

Aacidexam injectable est indiqué/recommandé dans les affections suivantes, surtout si la glucocorticoïdothérapie orale n'est pas possible ou pas souhaitable.
1.) Immuno-allergologie (administration systémique). Dans certains cas, tels qu'exacerbations de lupus érythémateux disséminé, de syndrome néphrotique avec atteinte minimale des glomérules, périartérite noueuse, maladies du collagène, artérite temporale; dans l'anaphylaxie (principalement en association avec l'adrénaline), les réactions d'hypersensibilité aux médicaments ou aux produits chimiques, la maladie sérique, les réactions post-transfusionnelles, l'oedème angioneurotique, le rhume des foins sévère, le syndrome de Stevens-Johnson; dans les réactions de rejet aiguës après transplantation de tissu ou d'organe.
2.) Rhumatologie. En général pour le traitement (systémique ou local) complémentaire de courte durée des cas graves d'arthrite rhumatoïde et d'ostéo-arthrite rhumatismale, de la synovite, de la spondylarthrite ankylosante, de la pseudopolyarthrite rhizomélique, de la cardite rhumatismale aiguë; en administration locale dans la bursite aiguë et subaiguë, la synovite, l'épicondylite et la ténosynovite.
3.) Endocrinologie. En administration systémique dans l'insuffisance cortico-surrénale primaire ou secondaire à condition qu'il y ait administration simultanée de minéralocorticoïdes, dans les syndromes adréno-génitaux, les ovaires polykystiques, la thyroïdite non-suppurative, la crise thyréotoxique; en cas d'intervention chirurgicale, de stress ou de traumatisme grave lorsque la fonction cortico-surrénale est diminuée ou douteuse à condition qu'il y ait administration simultanée de minéralocorticoïdes.
4.) Dermatologie. En administration systémique dans les cas graves de pemphigus et de pemphigoïde, dans la dermatite exfoliative et autres formes graves de dermatite, dans le mycosis fongoïde, l'érythème polymorphe; en administration intralésionnelle dans les chéloïdes et dans certains cas de pelade.
5.) Ophtalmologie. En administration systémique ou locale (sous-conjonctivale ou rétrobulbaire) dans les processus inflammatoires graves, aigus ou chroniques, d'origine allergique, de l'oeil et de ses annexes tels que la conjonctivite allergique, l'iritis, l'iridocyclite, la choroïdite, la névrite optique, l'ophtalmie sympathique; en prévention des cicatrices post-opératoires ou post-traumatiques.
6.) Gastro-entérologie. Administration systémique ou locale (lavement) pour réduire les symptômes de colite ulcéreuse et d'entérite régionale; dans certains cas d'hépatite chronique, surtout dans la forme agressive avec hyperimmunité; dans l'oesophagite corrosive, dans certains cas de sprue non tropicale, dans la (gastro)-entérite à éosinophiles.
7.) Cardiologie. En administration systémique dans certains cas de péricardite (idiopathique, post-infarctus du myocarde et syndrome post-commissurotomie).
8.) Pneumologie. En administration systémique en cas d'infiltrats pulmonaires à éosinophiles et d'alvéolite allergique chez les asthmatiques, en cas de pneumonie de déglutition, d'asthme bronchique et autres formes graves d'affections respiratoires chroniques non spécifiques (CARA); dans les affections pulmonaires interstitielles diffuses; comme traitement complémentaire dans la laryngo-trachéo-bronchite (croup) et dans le "syndrome de détresse respiratoire" chez l'adulte; dans la tuberculose fulminante en association avec un traitement tuberculostatique.
9.) Hématologie et oncologie. En administration systémique dans le purpura thrombocytopénique idiopathique et secondaire (uniquement en I.V.), l'anémie hémolytique auto-immunitaire, l'immunogranulocytopénie idiopathique (agranulocytose), la leucémie lymphoïde aiguë et chronique (crise blastique), la maladie de Hodgkin, les autres affections m

 

es du système réticulo-endothélial, le myélome multiple, la macroglobulinémie; comme traitement palliatif chez les cancéreux au stade terminal.
10.) Neurologie. En administration systémique en cas d'oedème cérébral, surtout s'il est causé par une tumeur ou un abcès cérébral ou par une intervention neurochirurgicale (dans ce dernier cas, aussi en prévention de l'oedème cérébral), dans les pseudotumeurs cérébrales, dans la myasthénie grave ne réagissant pas à un traitement anticholinestérasique ni à la thymectomie; dans certains cas aigus de sclérose en plaques et de névrite périphérique.
11.) Autres. En administration systémique dans la plupart des cas de méningite tuberculeuse, de péricardite, de péritonite et de pleurésie (éventuellement par voie intrapleurale en association avec un traitement anti-tuberculeux); en administration prénatale pour prévenir l'apparition d'un "syndrome de détresse respiratoire"; dans la trichinose grave, l'hypercalcémie comme dans les néoplasmes, l'hypervitaminose D et l'hypercalcémie infantile idiopathique.
12.) Aacidexam peut être utilisé pour le test de suppression à la dexaméthasone par voie intraveineuse.

Posologie et mode d'emploi:

N.B. Toutes les posologies sont exprimées en mg de dexaméthasone phosphate sodique.
1.) En général, la posologie des glucocorticoïdes dépend de la gravité de l'état du patient et de sa réponse au traitement. Dans certaines circonstances, par exemple en cas de stress ou de modification de l'image clinique, il peut être souhaitable d'augmenter les doses. Il est déconseillé de poursuivre le traitement s'il ne donne pas de résultats favorables en quelques jours.
2.) Pour le traitement systémique, des doses quotidiennes comprises entre 0,05 et 0,2 mg/kg de poids corporel sont habituellement suffisantes. Lorsque la gravité des symptômes diminue, la posologie doit, en fonction de l'image clinique, être réduite jusqu'à la dose minimale efficace ou être progressivement interrompue complètement. Pour ce faire, on administrera une dose quotidienne unique d'un glucocorticoïde oral ayant une demi-vie biologique plus courte que celle de la dexaméthasone (predniso(lo)ne, par exemple), de préférence tôt le matin, un jour sur deux.
3.) Dans les situations aiguës, menaçantes pour la vie (par ex. anaphylaxie, asthme grave aigu), des doses nettement plus élevées peuvent être nécessaires. Oedème cérébral (chez l'adulte): dose initiale 10 - 20 mg I.V. puis 6 mg I.V. ou I.M. toutes les 6 heures, jusqu'à l'obtention d'un résultat satisfaisant. En cas de chirurgie cérébrale, il est parfois nécessaire de maintenir ces doses pendant plusieurs jours après l'intervention. Le traitement doit ensuite être progressivement interrompu. Une augmentation de la pression intracrânienne provoquée par une tumeur cérébrale peut être levée par un traitement continu.
4.) En ce qui concerne le traitement local, on recommande les posologies suivantes: intra-articulaire: 2 - 4 mg pour les grosses articulations, 0,8 - 1 mg pour les petites articulations; intrabursique: 2 - 4 mg; dans les gaines tendineuses: 0,4 - 1 mg.
L'intervalle entre deux injections peut varier de 3 - 5 jours à 2 - 3 semaines.
5.) En lavement dans la colite ulcéreuse: 5 mg dilués dans 120 ml de sérum physiologique.
6.) Pour le test de suppression à la dexaméthasone par voie intraveineuse, on administrera 1 mg de dexaméthasone par heure pendant 3 heures avant de déterminer les taux de cortisol plasmatique.
L'injection intraveineuse de doses élevées doit se faire lentement, en plusieurs minutes.
La dexaméthasone phosphate sodique peut également être injectée directement dans le système de perfusion; il n'y provoque pas de dépôt.
Les injections, surtout s'il s'agit d'injections intra-articulaires, doivent être faîtes dans des conditions d'asepsie stricte puisque les glucocorticoïdes réduisent la résistance aux infections.

Contre-indications:

Pour traitement systémique.
Contre-indications absolues.
Tuberculose, herpès simplex oculaire, glaucome, psychoses aiguës, vaccinations à l'aide de virus vivants.
Contre-indications relatives.
Ulcère gastrique actif ou latent. Syndrome de Cushing, insuffisance rénale, hypertension, ostéoporose, diabète, tendances psychotiques, infections virales, bactériennes ou fongiques, insuffisance cardiaque, épilepsie rebelle, retard de croissance, diverticulite, anastomose intestinale récente, tendance aux thrombo-embolies et aux thrombophlébites, myasthénie grave, hypersensibilité à l'un des composants.
Il faut encore rappeler qu'en cas de diabète, ce type de traitement ne peut être qu'exceptionnellement envisagé sous contrôle médical strict et pendant une durée la plus courte possible.
Pour traitement local: — infection à l'endroit à traiter, par exemple arthrite septique due à une gonorrhée ou une tuberculose; — bactériémie ou infection fongique systémique; — instabilité articulaire; — hypersensibilité connue à l'un des composants.

Effets indésirables:

Il ne s'agit pas tant d'effets secondaires ou de complications que d'effets indésirables inhérents à toute corticothérapie.
Les effets secondaires suivants peuvent être associés à une corticothérapie systémique et locale de longue durée.
1.) Sensibilité aux infections et masquage de certains phénomènes cliniques: — diminution des résistances, ce qui augmente le risque d'infections, d'évolution défavorable des infections (septicémie) et de réactivation d'une tuberculose latente; — masquage des symptômes annonciateurs d'une septicémie ou d'une perforation.
2.) Perturbation de l'équilibre hydro-électrolytique: — rétention hydro-sodée; — hypertension; — déplétion potassique avec alcalose hypokaliémique.
3.) Troubles de l'appareil locomoteur: — faiblesse et atrophie musculaires (myopathie stéroïdienne); — ostéoporose avec risque de fractures par compression des vertèbres ou de fractures pathologiques des os creux.
4.) Troubles gastro-intestinaux: — ulcère peptique avec risque d'hémorragie et de perforation (masquée); — oesophagite; — pancréatite; — nausées; — distension abdominale.
5.) Problèmes dermatologiques: — érythème facial, acné, hirsutisme; — troubles de la cicatrisation.
6.) Troubles neuropsychiatriques: — augmentation de la pression intracrânienne avec oedème papillaire (pseudotumeur cérébrale), surtout chez les enfants pendant ou immédiatement après un sevrage rapide; — modifications de l'humeur: euphorie, angoisse, dépression; — insomnie; — psychoses; — convulsions; — vertiges; — céphalées.
7.) Troubles endocriniens: — retard de croissance chez l'enfant; — modification du schéma des règles; — inhibition de l'axe hypothalamo-hypophyso-corticosurrénal (suite à un feedback négatif dû au stéroïde exogène) avec un risque d'insuffisance cortico-surrénale lorsque le patient est exposé à un stress (traumatisme, opération, infection); — diminution de la tolérance aux hydrates de carbone qui peut rendre manifeste un diabète latent et, en cas de diabète avéré, entraîner une augmentation des besoins en hypoglycémiants oraux ou en insuline; — apparition d'un syndrome de Cushing.
8.) Troubles opthalmologiques: — cataracte postérieure sous-capsulaire; — augmentation de la pression intra-oculaire avec risque de glaucome; — exophtalmie.
9.) Troubles du métabolisme: — bilan azoté négatif dû à la dégradation des protéines; — adiposité centripète (visage, tronc) renforcée par une augmentation de l'appétit (à limiter par des mesures diététiques).
10.) Autres: — hypersensibilité, réactions anaphylactiques; — augmentation de la transpiration; — suppression de la réaction lors de tests cutanés.
Après une injection locale, on peut parfois voir apparaître les effets indésirables suivants: — rougeur au site d'injection; — réaction allergique, urticaire par exemple; — atrophie cutanée ou sous-cutanée, avec risque accru d'hémorragies sous-cutanées; — abcès stérile; — infection au point d'injection après administration non stérile; — après des injections intra-articulaires répétées, il peut y avoir destruction indolore de l'articulation, comme dans l'arthropathie de Charcot.

Précautions particulières:

On doit administrer des doses les plus faibles possible et limiter la durée du traitement au strict minimum. Lorsque la dexaméthasone doit être administrée pendant de longues périodes, on doit administrer la dose minimale efficace.
Les adaptations des doses dépendent de l'évolution de la maladie, de la réponse individuelle au traitement et de l'exposition du patient à des facteurs de stress tels qu'infection, traumatisme, intervention chirurgicale.
L'interruption ou la diminution brusque de la posologie au cours d'un traitement chronique, l'administration de doses très élevées même déjà après un temps court, ou l'augmentation des besoins en corticostéroïdes (suite à un stress, une infection, un traumatisme, une intervention chirurgicale), peuvent accélérer l'apparition d'une insuffisance corticosurrénale aiguë. On doit donc réduire progressivement la posologie; en cas de stress, il est parfois nécessaire de reprendre l'administration de corticostéroïdes. La réduction progressive de la posologie doit donc se faire sous contrôle médical strict et le patient doit parfois être suivi jusqu'à un an après l'interruption d'un traitement de longue durée ou d'un traitement à doses élevées.
Les symptômes d'insuffisance cortico-surrénale sont: malaise, faiblesse musculaire, troubles mentaux, léthargie, douleurs musculaires et articulaires, desquamation de la peau, dyspnée, anorexie, nausées, vomissements, fièvre, hypoglycémie, hypotension, déshydratation et même décès suite à l'interruption brusque du traitement.
Le traitement de l'insuffisance cortico-surrénale consiste à administrer des corticostéroïdes, de l'eau, du chlorure de sodium et du glucose.
Les patients présentant les affections suivantes doivent être traités pendant un laps de temps aussi court que possible, sous contrôle médical strict: — hypertension latente ou manifeste, décompensation cardiaque, trouble de la fonction rénale, épilepsie ou migraine parce que les glucocorticoïdes peuvent provoquer une rétention d'eau; — ostéoporose (en raison de l'effet néfaste des corticoïdes sur le bilan calcique); — antécédents psychiatriques; — tuberculose latente (en raison du risque de réactivation par les glucocorticoïdes); — certaines infestations parasitaires, principalement les amibiases, en raison de l'effet immunosuppresseur des glucocorticoïdes; — enfants dont la croissance n'est pas encore terminée (l'administration prolongée de glucocorticoïdes peut accélérer la soudure des cartilages de croissance); — diabète (les glucocorticoïdes peuvent diminuer la tolérance au glucose); — un traitement à base de glucocorticoïdes est aspécifique, supprime les symptômes de maladie et diminue la résistance aux infections. Si nécessaire, comme en cas de tuberculose ou en cas d'infection virale ou fongique de l'oeil, on doit aussi donner, en plus de la glucocorticothérapie, un traitement antimicrobien adéquat; — pendant un traitement à base de glucocorticoïdes, on ne doit de préférence pas faire de vaccinations, en raison de l'action immunosuppressive des glucocorticoïdes; — les patients soumis à un traitement de longue durée doivent être régulièrement suivis afin de dépister une éventuelle augmentation de la pression intra-oculaire ou l'apparition d'une cataracte postérieure sous-capsulaire; — chez les patients soumis à un traitement de longue durée, on doit contrôler régulièrement le métabolisme du glucose; — avant, pendant et après des situations de stress, il peut être nécessaire d'augmenter le schéma posologique existant ou de reprendre la thérapie chez des patients dont le traitement de longue durée par glucocorticoïdes est interrompu depuis moins d'un an; — l'injection locale d'un glucocorticoïde peut avoir des effets systémiques; — après administration parentérale de glucocorticoïdes, il peut se produire une seule fois des réactions anaphylactiques graves comme l'oedème angioneurotique et le bronchospasme (en particulier chez les sujets présentant une allergie connue). Lorsqu'une telle réaction se produit, on recommande les mesures suivantes: injection I.V. lente immédiate de 0,1 - 0,5 ml d'adrénaline 1:1.000 (0,1 - 0,5 mg), administration I.V. d'aminophylline et respiration artificielle; — lors de l'interprétation de certains tests de laboratoire, on doit tenir compte des effets éventuels du traitement par glucocorticoïdes.

Grossesse et lactation:

On ne dispose pas d'informations suffisantes concernant l'utilisation de ce médicament chez la femme enceinte pour évaluer son éventuelle toxicité. Sa toxicité a été prouvée chez l'animal.
Un enfant dont la mère a reçu des doses importantes de glucocorticoïdes au cours de sa grossesse doit être étroitement surveillé afin de découvrir d'éventuels symptômes d'insuffisance cortico-surrénale. Même en cas de grossesse, on ne peut pas interrompre brutalement un traitement chronique.
Les patientes traitées par corticostéroïdes pendant leur grossesse doivent être surveillées pendant et après le travail et pendant l'accouchement, afin de détecter des signes d'insuffisance cortico-surrénale dus au stress provoqué par l'accouchement.
Les glucocorticoïdes sont excrétés en très faibles quantités dans le lait maternel; on ne sait cependant pas dans quelle mesure ils pourraient être toxiques pour l'enfant. On recommandera aux mères recevant des doses pharmacologiques de corticostéroïdes d'interrompre l'allaitement.

Interactions:

Les patients traités simultanément par glucocorticoïdes et un des médicaments suivants doivent faire l'objet d'une surveillance très stricte: — diurétiques thiazidiques et/ou glycosides cardiotoniques en raison de l'augmentation éventuelle de l'élimination du potassium. Ce risque est surtout présent chez les patients qui utilisent des glycosides cardiotoniques parce que l'hypokaliémie augmente la toxicité de ces médicaments; — antidiabétiques, parce que les glucocorticoïdes peuvent réduire la tolérance au glucose et ainsi augmenter les besoins en hypoglycémiants; — les anti-inflammatoires non-stéroidiens, parce que la fréquence et la gravité des ulcères gastro-intestinaux peuvent être augmentées; — les anticoagulants oraux, parce que les glucocorticoïdes peuvent modifier les besoins en ces médicaments; — l'efficacité des glucocorticoïdes peut être diminuée en cas d'administration simultanée de médicaments activant les systèmes enzymatiques hépatiques tels la rifampicine, l'éphédrine, les barbituriques, la phénytoïne et la primidone; — la diminution de la posologie de glucocorticoïdes administrés dans le cadre d'une thérapie de longue durée à des patients prenant en même temps des salicylés doit se faire avec prudence parce qu'il peut se produire une intoxication aux salicylés; — chez les patients recevant simultanément de l'amphotéricine B, on sera attentif aux troubles éventuels du bilan électrolytique et aux signes de dysfonctionnement cardiaque; — pendant une corticothérapie, on ne doit de préférence pas faire de vaccinations en raison de l'effet immunosuppresseur des glucocorticoïdes.


 
 

 

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